lundi 20 octobre 2008

Olivier Besancenot : "Avec la crise, un chapitre des possibles est en train de s'ouvrir"



Olivier Besancenot : "Avec la crise, un chapitre des possibles est en train de s'ouvrir"



Article publié dans Le Monde du 17/10.



Alors que son organisation doit lancer le Nouveau Parti anticapitaliste en janvier 2009, Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, donne son analyse de la crise et des mesures prises par le gouvernement.



Qu'est-ce que la crise révèle de nouveau ?



Elle a vu s'effondrer une illusion : celle qui présentait le capitalisme comme l'horizon indépassable de l'humanité. Depuis dix jours, on parle de crise systémique c'est-à-dire qu'on avoue que le système a failli s'effondrer de lui-même. Je ne suis pas particulièrement réjoui de voir nos pronostics confirmés parce que c'est rarement les capitalistes qui payent la facture de telles crises, c'est en général le peuple. Mais aujourd'hui tout le monde s'accorde pour reconnaître l'importance et la profondeur de cette crise internationale, dont la LCR parle depuis la crise des subprimes à l'été 2007. Ce n'est pas l'énième soubresaut boursier mais une secousse qui, pour la première fois depuis le début des années 1980, touche non pas la périphérie mais le coeur de la bête : les Etats-Unis et le système bancaire. Le système finit par se noyer dans son propre sang.



Cette crise ne remet-elle pas en cause vos analyses d'inéluctabilité de la chute du capitalisme ? Il semble résister encore...



Une partie du mouvement ouvrier a été bercée par cette prophétie qui voulait que la roue dentée du progrès avance d'elle-même. Moi, je n'y ai jamais cru. J'appartiens à une génération qui s'est rendue compte que le capitalisme était capable de se purger lui-même au prix de crises, de catastrophes sociales et écologiques ou de guerres. Il a cherché à se débarrasser de toutes ses entraves en revenant à un marché sans limites. On a abouti à un système de capitalisme pur, un peu comme celui que Marx avait sous les yeux voici 150 ans. L'anachronisme aujourd'hui, c'est celui que célèbre Sarkozy à travers le capitalisme entrepreneurial alors que les quelques grands groupes qui font la loi combinent activités financières et industrielles.



Que pensez-vous du choix des gouvernements européens d'investir massivement pour sauver le système bancaire ?



Je suis scandalisé qu'on dilapide les deniers publics dans les entreprises privées. On privatise La Poste et on renfloue Dexia. Les pouvoirs publics sont capables de trouver en deux heures des dizaines de milliards pour les coupables de la crise, alors que depuis des mois, sous prétexte que les caisses de l'Etat sont vides, ils refusent de verser un seul centime d'euro pour les victimes de la crise. Mais surtout, ce déblocage subit d'aides aux banques ne réglera rien : le plus gros des difficultés économiques reste devant nous, en France, en Europe et aux Etats-Unis. Le budget des Etats est complètement flingué, avec toujours plus de dépenses et toujours moins de recettes et des cadeaux fiscaux qui ne s'arrêtent pas. On peut être sûr qu'on va assister à une récession majeure.



Mais les solutions de rachat des banques, n'est-ce pas une sorte de nationalisation comme vous le préconisez ?



Cela n'a rien à voir avec ce qu'on propose car ce ne sont pas des nationalisations ! Dans le plan anticrise du gouvernement, il n'est même pas envisagé que l'Etat ait le droit de vote dans les banques qu'il rachète. C'est hallucinant. Plutôt que d'investir dans des banques qui sont en train de s'écrouler dans la guerre de l'économie de marché, nous proposons de réunifier toutes les banques, publiques comme privées, dans un seul service public bancaire, placé sous le contrôle des salariés, des consommateurs et des usagers. Il faut faire irruption dans l'économie privée pour satisfaire les besoins de la majorité de la population et ôter à une minorité d'individus le pouvoir qu'elle a sur l'économie.



Cette crise semble tomber à pic pour vous...



Elle peut servir de révélateur pour comprendre qu'il est temps, nécessaire et possible de changer de société. Dans cette crise majeure, on peut ressusciter l'espoir. Il existe un petit climat social, comme on le voit avec les salariés de Sandouville ou ceux de l'automobile. A tous ceux qui subissent la crise, c'est le signe qu'un chapitre des possibles est en train de s'ouvrir. D'où l'importance de renforcer une gauche clairement anticapitaliste qui construise une unité sociale des exploités pour stopper les mesures en cours dans la fonction publique, le blocage des salaires, la remise en cause du repos dominical, les retraites... sans attendre 2012. Je propose une rencontre unitaire de toute la gauche sociale et politique pour soutenir toutes les initiatives de résistance.

vendredi 17 octobre 2008

INTERVIEW DE PIERRE-FRANCOIS GROND (LCR)


Interview de Pierre-François Grond (LCR)
envoyé par rue89

DISCOURS D'OLIVIER BESANCENOT A PESSAC

SORTIR DU CAPITALISME DE TOUTE URGENCE!

Le nouveau plan Paulson, adopté par le Congrès américain, comme le premier financement français d’une banque en faillite, Dexia, montrent ce que sera la réponse capitaliste à la crise : sauver le système en sauvant les riches, et faire payer tout cela par les populations, qui n’ont évidemment aucune responsabilité dans le désastre. Que le PS ait approuvé, sans surprise, le financement public de Dexia (et s’apprête à approuver toutes les socialisations des pertes à venir) montre que sa conversion officielle récente à l’économie de marché n’est pas un vain mot. Pas d’unité nationale, pour sauver le capital !


La crise capitaliste peut entraîner tout le monde dans son sillage, avec son lot de chômage en plus, de salaires réduits, de familles expulsées de leurs logements, de famines, de destructions écologiques, de tensions et de guerres. La gauche libérale ayant à l’évidence partie liée avec le système en crise, ce n’est que de la gauche anticapitaliste que peuvent venir des propositions concrètes, immédiates, pour stopper les conséquences de la crise et en protéger les plus faibles.


Il faut en premier lieu socialiser le système financier. Il faut freiner les spéculations financières. Cela peut se faire par l’instauration d’une taxe dissuasive sur toutes les transactions boursières, celle d’un délai de six mois entre l’achat et la revente des titres et, s’il le faut, la suppression de la vente des titres (suspension des Bourses). Il faut de toute urgence assurer la transparence de la finance, en supprimant tout secret bancaire. Cela suppose la fin des paradis fiscaux, y compris au sein de l’Europe (Luxembourg). Les banques de ces États voyous devront se soumettre à la transparence, ou alors être interdites de toute transaction avec celles de l’Union européenne.


Il faut la nationalisation de toutes les grandes banques et compagnies d’assurance, faillies ou pas.Ce qui implique : la nationalisation, sans indemnité et sans vente des actifs ultérieurs, le rejet de la mutualisation des pertes avant de reprivatiser les profits ; la mise en place d’un service public bancaire, sous contrôle de la population, mutualisé, qui aurait pour objectif de drainer l’épargne, de mobiliser le crédit pour satisfaire des besoins sociaux élémentaires décidés par la collectivité ; l’extension du service public à l’échelle européenne, l’abrogation de l’indépendance politique de la Banque centrale européenne afin que les choix financiers s’opèrent sous le contrôle démocratique des populations et ne restent pas aux mains d’une technocratie soumise « aux lois du marché ».


Ensuite, il est nécessaire de mettre un terme au droit divin lié à la propriété capitaliste. Il faut donner aux travailleurs de véritables pouvoirs dans l’entreprise et, pour cela, modifier le droit de propriété, par exemple par la participation d’une représentation des salariés aux pouvoirs de décision. Cela implique l’exercice d’un contrôle ouvrier, avec ouverture des livres de comptes. Travaillant dans l’usine, au bureau, jour après jour, souvent année après année, créant les richesses, les salariés ont depuis longtemps conquis le droit d’exercer leur pouvoir. Si les patrons refusent le partage du droit de propriété, s’ils s’opposent au contrôle ouvrier, nous demandons leur expropriation et la mise de l’entreprise sous autogestion ouvrière.



Une nouvelle répartition des richesses est également nécessaire. Une des sources de la crise est la faiblesse du pouvoir d’achat. Dans l’immédiat, les travailleurs ne doivent pas faire les frais d’une crise qui n’est pas la leur. En ce qui concerne l’emploi, nous exigeons l’interdiction des licenciements et la nationalisation des entreprises qui menacent de fermer, avec relance de la production sous contrôle ouvrier. En effet, on nationalise des banques pour sauver les profits : au nom de quoi refuserait-on de nationaliser des entreprises pour sauver des salariés ? Nous revendiquons le maintien du pouvoir d’achat des salaires, par l’introduction d’une échelle mobile qui augmente automatiquement les salaires en fonction de l’inflation, 300 euros d’augmentation pour tous et un salaire net minimum porté à 1 500 euros. Nous voulons le relèvement des minima sociaux, une indemnisation du chômage digne de ce nom, l’arrêt de toute nouvelle privatisation (dont celle de La Poste), et que l’on revienne sur les contre-réformes introduites en matière de retraite et de santé.



Comment financer tout cela ? Pas un sou ne doit sortir de notre poche : c’est aux capitalistes de payer la crise de leur système. La taxe sur les transactions financières sera utilisée pour ce faire. L’urgence commande aussi de récupérer l’ensemble des dividendes des actionnaires pour l’année en cours. Plus généralement, il faut une profonde réforme de la fiscalité, qui taxe les profits capitalistes, dont les mesures immédiates doivent être : du côté des dépenses, supprimer tous les cadeaux aux entreprises ; du côté des recettes, revenir sur les dégrèvements consentis aux capitalistes (dont les 15 milliards votés en début du mandat de Sarkozy), rétablir un prélèvement plus élevé sur les bénéfices des entreprises, accroître l’impôt sur la fortune, à hauteur du creusement des inégalités dans la répartition des patrimoines. ■

OLIVIER BESANCENOT

BILAN DU SECRETARIAT JEUNE POUR LA REUNION DES 18 19 OCTOBRE

Bilan du secrétariat jeune à la réunion des 18 et 19 octobre

La création du NPA rencontre aussi un écho important dans la jeunesse. Alors que le niveau d’organisation de la jeunesse est encore plus faible que chez le reste des salariés, plusieurs centaines de jeunes ont rejoint les comités pour un nouveau parti. Ces jeunes sont à la fois, ceux avec qui nous avons lutté dans les dernières mobilisations (mouvement lycéen, LRU, CPE …), ceux avec qui nous menons des batailles quotidiennes dans les syndicats ou association étudiantes et des jeunes qui veulent en finir avec ce système qui ne leur réserve aucun avenir et font leur première expérience politique en rejoignant le nouveau parti. L’implantation de comités NPA sur de nouvelles facs, de nouveaux lycées ou encore les quelques comités jeunes travailleurs, permet déjà de mesurer le changement quantitatif et qualitatif que représente la création du NPA.
L’enjeu de nos discussions, maintenant, doit être, la construction d’un nouveau parti qui soit un outil utile aux jeunes, qui leur permettre de construire et d’intervenir dans les luttes de la jeunesse, un parti qui permette d’organiser les jeunes en leur offrant des cadres de discussions et d’action adaptés à leurs préoccupations et à leurs rythmes spécifiques de politisation et de mobilisation. Nous avons essayé de faire une synthèse de l’expérience des différents comités, en essayant de généraliser le meilleur et en essayant de répondre aux besoins qui se sont exprimés dans le cours du processus, nous avons essayé d’en tirer des conclusions pratiques pour le fonctionnement du futur parti et pour notre intervention en direction de la jeunesse..

Les comités jeunes
Pour l’instant dans le processus, le mode de structuration jeune le plus répandu sont les comités jeunes. Il en existe aujourd’hui 48. Il existe aussi quelques commissions jeunes dans des comités de quartiers. Les comités jeunes permettent à la fois de discuter dans des cadres entre jeunes ce qui permet de lever la difficulté qu’il peut y avoir à parler ou défendre un point de vue devant des militants beaucoup plus âgés, mais surtout ils permettent de discuter et d’élaborer l’activité militante en direction des jeunes. C’est la création de comités « au plus proche » d’eux, sur les lycées, les facs… qui a permis de gagner de nombreux jeunes au NPA.
Vu la centralité que représente le secteur qu’est la jeunesse, il faudrait que l’ensemble des villes où des comités NPA existent, essaie d’avoir une intervention en direction des jeunes (distribution sur des lycées ou des CFA …). Même si ce n’est pas réalisable dans l’immédiat partout, il faudrait que toutes les villes se fixent l’objectif de monter un ou des comités jeunes.
Bien évidemment, il faut tisser des liens forts entre les jeunes et l’ensemble des militants du NPA. C’est pourquoi, il faut organiser des AG régulières de l’ensemble des comités NPA d’une même ville, département ou région.

Besoin de coordination
Dès le début du processus, la coordination des différents jeunes a été un élément important. Nous nous sommes appuyés sur les expériences positives des différents comités pour construire de nouveaux comités, nous implanter dans de nouveaux endroits. L’expérience du comité de Quimper nous a montré qu’il était possible de monter des comités avec des jeunes travailleurs, les AG de lycéens qui se sont déroulées dans le 92 ont servi d’exemple pour préparer la journée du 7 octobre sur les lycées…Le secrétariat jeune s’est montré un outil efficace pour centraliser les informations des différents comités. Nous nous sommes répartis entre les membres du secrétariat les différentes régions à suivre pour pouvoir centraliser les différentes informations des comités jeunes.
Nous avons vite compris aussi l’intérêt de se coordonner pour mener des campagnes communes en direction de la jeunesse. C’est ce que nous avons essayé de faire avec le 4 pages que nous avons sortis début septembre et l’affiche. Nous devons encore progresser sur ce point. Pour que le NPA ait une influence dans les mobilisations, nous devons chercher à agir ensemble au même moment sur les mêmes questions (convoquer des AG sur les lycées contre les suppressions de postes et la réforme du Bac, …)
Un des objectifs de cette réunion nationale est de pouvoir mieux coordonner notre action en direction des jeunes. Faire de temps à autre des réunions plus larges que le secrétariat jeune, avec des représentants de chaque comité paraît être un élément important.

La question du matériel
Nous voyons que plus nous progressons dans le processus, plus nous avons besoin de matériel régulier pour intervenir. Ces dernières semaines les comités ont été en demande de tracts réguliers spécifiques pour diffuser sur les lycées, sur les facs ou sur les CFA. De même des comités, notamment les comités les moins solides (avec de monde ou regroupant que de très jeunes militants comme sur les lycées) étaient aussi en demande d’argumentaires sur la crise financière ou sur la réforme du lycée, d’aides pour lancer des réunions publiques ou des AG. Le secrétariat jeune qui ne se réunit que tout les mois et demi, deux mois n’était pas en mesure de répondre à l’ensemble de ces besoins rapidement. C’est pourquoi nous avons mis en place une équipe plus restreinte (secrétariat restreint) qui se voit toutes les semaines ou tous les 15 jours pour élaborer ces outils dont nous avons besoins pour militer et continuer à construire de nouveaux comités.
Il est évident que pour nous adresser à la jeunesse, nous avons besoin d’outils un peu spécifiques. Les préoccupations des jeunes ne sont pas forcément les même que le reste des salariés, de même les modes de mobilisations et de politisation ne sont pas identique. Nous devons donc élaborer ces outils spécifiques. Le secrétariat jeune, en s’efforçant de représenter au mieux l’ensemble du processus dans la jeunesse et pouvant ainsi le mieux cerner les préoccupations des jeunes, doit pouvoir élaborer et décider du matériel et des campagnes dont nous avons besoin.

mardi 14 octobre 2008

COMMUNIQUE


Nous apprenons avec joie et soulagement la décision, annoncée ce dimanche 13 octobre 2008 par l’Elysée, de renoncer à l'extradition de Marina Petrella en application de la clause humanitaire. Les plus hautes autorités de la République, in primis le Président Sarkozy, ont donc entendu la cause qui était celle de Marina et la nôtre. Dont acte, car il faut « donner à César ce qui lui revient ».
Cette juste décision permettra à Marina de retrouver sa famille, se soigner et, nous l'espérons, reprendre le chemin d'une vie engagée en France depuis plus de 15 ans.
Nous remercions toutes celles et ceux qui se sont battus avec nous depuis le mois d'août 2007, et qui ont permis ce dénouement de la raison et du coeur. Un grand merci aussi aux avocats de Marina, Mes Irène Terrel et Jean-Jacques de Felice, dont la compétence le dévouement et la ténacité ont été hors pair.
Nous n'oublions pas la situation des autres réfugiés italiens en France. Cet espoir d'une vie retrouvée pour Marina doit indiquer la voie d'une solution politique qui reconnaisse définitivement leur présence en France.
Nous invitons toutes celles et ceux qui ont accompagné notre combat de nous retrouver pour un rassemblement de solidarité le 16 octobre prochain à Beaubourg.


Collectif de soutien à Marina Petrella

vendredi 3 octobre 2008

LE CAPITALISME FAIT FAILLITE ET SARKO SE PAYE NOTRE TETE!

Le capitalisme fait faillite et
Sarkozy se paye notre tête
“ Je veux le dire aux Français : l’anticapitalisme n’offre aucune solution à la crise actuelle (…) La crise actuelle doit nous inciter à refonder le capitalisme sur une base éthique ” N. Sarkozy à Toulon, le 25 septembre
Qui aurait imaginé que le président bling-bling s’en irait un jour dénoncer les “ excès ” du capitalisme “ financier ” ?
Oui, la situation est grave. Oui, la soif de profits jamais satisfaite d’une poignée de privilégiés met toute la société en danger. L’accumulation sans fin des capitaux n’est pas une dérive du capitalisme mais le cœur de son fonctionnement.
Dans son discours de Toulon, Sarkozy a reconnu qu’il y a eu de grosses erreurs, des dérives. Mais, a-t-il prétendu, ce n’était pas le vrai capitalisme car celui-ci serait “ moral ”, “ éthique ”, “ productif ”. Cause toujours… Il reste que sa seule proposition face à la crise, c’est de poursuivre et aggraver les agressions antisociales qu’il mène déjà sur tous les terrains.
Il a ainsi annoncé, pêle-mêle : un nouveau recul du pouvoir d’achat et l’explosion des licenciements ; le maintien du plan de saccage de l’hôpital public ; l’accélération de la contre-réforme de l’Etat avec, il s’en est vanté, “ dès l’an prochain un total sans précédent de 30 600 emplois supprimés dans la fonction publique ” ; un gros paquet de nouvelles aides, exonérations de charges et d’impôts pour les patrons.
Enfin, Sarkozy s’est engagé à ce que l’Etat vienne au secours des banques, assurances et sociétés de crédit, si ces dernières se retrouvaient en défaut de paiement. Comme aux Etats-Unis, on “ nationaliserait ” donc leurs pertes en les faisant financer par nos impôts. Déjà victimes des bas salaires, de la précarité et de la hausse des prix, les travailleurs subiraient ainsi une véritable “ double peine ”.
Dans le même temps, la privatisation de tout ce qui peut faire du profit, elle, continue de plus belle. Exemple : la Poste, dont le gouvernement vient d’annoncer “ l’ouverture du capital ” et l’entrée en Bourse (une décision prise en plein milieu de la tourmente des marchés...)
Aux riches de payer leur crise
Tous les gouvernements sont inquiets pour l’avenir du système et parlent désormais du besoin de “ nouvelles régulations ”, d’une intervention accrue de l’Etat dans l’économie. Mais quel que soit le degré de sincérité de ces déclarations, ils sont d’accord sur un but : faire payer la crise, leur crise, aux classes populaires.
A nous de ne pas l’accepter et de reprendre aux financiers, aux patrons et aux actionnaires tout ce qu’ils nous ont volé.
Les luttes de résistance foisonnent, mais elles restent dispersées et trop souvent isolées. Aidons à les coordonner, à les unifier.
Parmi d’autres mobilisations dans le privé et le public, la grève de la Poste du mardi 23 septembre a été un succès. Un large front syndical, politique et associatif, s’est formé au niveau national. La bataille qui commence contre la privatisation de la Poste peut être l’occasion de mettre un coup d’arrêt aux attaques et de changer le rapport de forces.
Sarkozy a clairement identifié son ennemi : l’anticapitalisme. Là au moins, les choses sont claires. Ni éthique, ni moral, ni réformable, ce système de sauvages doit être combattu et renversé. Venez avec nous construire le NPA !